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COMMUNIQUE DE PRESSE
25 Avril 2002
LE FONDS MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA, LA TUBERCULOSE ET LE PALUDISME
ANNONCE LES PREMIERES SUBVENTIONS

Le Fonds engage US $616 millions sur deux ans pour la prévention et le traitement et sollicite des ressources supplémentaires pour lutter contre les épidémies les plus meurtrières dans le monde

Le nouveau Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme a annoncé aujourd’hui une première série de subventions à des programmes visant à prévenir et traiter ces trois maladies dans les pays gravement touchés. Le Fonds a attribué un montant total de US $378 millions sur deux ans à 40 programmes dans 31 pays, soit une augmentation significative des dépenses internationales de lutte contre la maladie.

Le Conseil a également décidé d’instituer une filière rapide pour approuver un montant supplémentaire de US $238 millions pour 18 propositions dans 12 pays, plus trois propositions multi-pays, qui doivent encore remplir certaines conditions. Cela porterait le total du financement sur deux ans à US $616 millions. Ces crédits, ajoutés les uns aux autres, représentent un montant de US $1,6 milliard sur cinq ans. Le financement au-delà de la deuxième année ne sera approuvé que sur la base des résultats obtenus pendant les deux premières années.
     
                                                 

L’annonce a été faite à l’issue de la deuxième réunion du Conseil du Fonds, qui s’est tenue du 22 au 24 avril 2002 à la Mailman School of Public Health, Columbia University,  New York.

Ces premières subventions ont été qualifiées par les responsables de bon début pour le Fonds, qui est un partenariat public-privé indépendant visant à accroître les ressources mondiales de lutte contre des maladies qui tuent six millions de personnes chaque année.

« Moins de trois mois après la publication par le Fonds mondial de son premier appel de propositions, il achemine déjà des fonds là où l’on en a besoin pour lutter contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme »,   a déclaré le Dr Chrispus Kiyonga, Président du Conseil du Fonds mondial et Ministre sans portefeuille du Gouvernement ougandais. « Les subventions du Fonds mondial apporteront une aide précieuse aux programmes de prévention et de traitement efficaces dans le monde entier. »

Les responsables du Fonds n’en ont pas moins fait observer que davantage de ressources étaient encore nécessaires d’urgence pour lutter contre les épidémies.

« Le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a appelé à verser US $7-10 milliards chaque année uniquement pour lutter contre le VIH/SIDA », a déclaré Philippa Lawson, de l’Academy for Educational Development (AED) et membre du Conseil du Fonds mondial représentant les personnes vivant avec l’une des trois maladies. « Le Fonds mondial a réuni plus de $2 milliards en moins d’un an. C’est un excellent début, mais le Fonds a encore besoin de davantage de ressources pour lutter contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme – des millions de vies sont en jeu. »

Une forte concurrence pour l’attribution de ressources limitées

Les subventions approuvées sont allées à des projets sélectionnés parmi plus de 300 propositions soumises dans le cadre de cette première série. Au total, ces propositions sollicitaient plus de US $5 milliards du Fonds mondial sur cinq ans.

Toutes les propositions recevables ont été évaluées de manière approfondie par le groupe d’examen technique du Fonds mondial, qui est un groupe indépendant de 17 spécialistes de la prévention, des soins, de l’éducation sanitaire et du développement international. La décision finale sur l’attribution de la subvention est prise par le Conseil.

« Nous avons reçu beaucoup plus de propositions que nous ne pouvions en financer pour cette première série, ce qui montre l’ampleur des besoins de la lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme », a déclaré le Dr Anders Nordström, Directeur exécutif par intérim du Fonds mondial. « Nous avons privilégié les propositions de qualité fondées sur les programmes efficaces et sur les enseignements de l’expérience et élaborées par des partenariats entre gouvernements, organisations communautaires, personnes vivant avec les maladies et autres associations. »

« Nous avons également retenu en priorité les propositions qui montraient clairement la façon dont ces nouvelles ressources du Fonds mondial contribueraient à combler des lacunes et à obtenir des résultats », a ajouté le Dr Nordström.

Le Fonds mondial prévoit de publier un deuxième appel de propositions dans le courant de l’année. Les responsables ont fait observer que le Fonds continuerait de rechercher les moyens de rendre le processus de présentation des propositions aussi accessible que possible aux bénéficiaires potentiels.

« Nous avons beaucoup appris à l’issue de cette première série de propositions », a poursuivi Philippa Lawson de l’AED. « Le Fonds étant un mécanisme nouveau destiné à répondre à une crise mondiale, il a un défi à relever et a la responsabilité de rechercher et de solliciter expressément des propositions visant à combler les lacunes dans les domaines sous-représentés – y compris le traitement antirétroviral – et ce pour un éventail équilibré de régions, de maladies et de thérapeutiques. »

« Le Conseil est attaché à améliorer en permanence et à rationaliser la marche à suivre pour la présentation des propositions et à aider les bénéficiaires potentiels à soumettre des propositions de qualité », a ajouté Mme Lawson.

Les subventions serviront à financer les programmes efficaces de prévention et de traitement dans le monde entier

Les subventions annoncées aujourd’hui serviront à financer un large éventail de programmes de prévention et de traitement des trois maladies. La plupart des subventions approuvées concernent les éléments prévention et traitement. Sur les 28 pays qui recevront des fonds pour lutter contre le VIH/SIDA, 21 recevront des subventions qui comprennent expressément le financement de traitements antirétroviraux pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA.

« La première série de subventions reflète l’engagement résolu du Fonds mondial en faveur d’une approche globale de la lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, qui concilie prévention et traitement », a déclaré le Dr Kiyonga.

Celui-ci a également fait observer que le Fonds et ses partenaires s’étaient dotés de procédures solides de suivi et d’évaluation pour garantir que les fonds soient utilisés correctement et aient un impact mesurable.

« Le Fonds mondial verse des subventions moyennant un minimum de frais administratifs, tout en veillant à ce que les fonds soient utilisés judicieusement et permettent d’obtenir des résultats », a déclaré le Dr Kiyonga. « Nous travaillerons en étroite association avec les bénéficiaires pour suivre la mise en oeuvre des programmes, la gestion financière et les résultats sur le plan sanitaire. »

Les 40 subventions octroyées aujourd’hui permettront de financer des programmes de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme dans toutes les régions du monde et se répartissent comme suit : Afrique 52 %, Amériques 13 %, Méditerranée orientale 1 %, Europe orientale et Asie centrale 8 %, Asie du Sud-Est 12 % et Pacifique occidental 14 %. Près de 60 % des fonds ainsi versés iront à des projets de lutte contre le VIH/SIDA, et 15 % de plus à des programmes visant à lutter à la fois contre le VIH/SIDA et contre l’une au moins des deux autres maladies. Dix pour cent des fonds iront à des programmes destinés à lutter contre le paludisme et 16 % aux programmes axés sur la tuberculose.

Mais il faut encore beaucoup plus

Les responsables du Fonds ont déclaré aujourd’hui que la première série de subventions ne constituait qu’une première étape dans la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, et qu’il fallait encore dégager beaucoup plus de ressources pour mettre sur pied des programmes efficaces et suffisants pour traiter et prévenir les trois maladies.

« Ce financement marque un progrès important dans la lutte mondiale contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, mais ce n’est qu’un début », a déclaré le Dr Anne Peterson, Assistant Administrator for Health de l’Agency for International Development (AID) des Etats-Unis d’Amérique. « Les gouvernements, les entreprises, les fondations et autres donateurs doivent encore verser beaucoup plus si nous voulons mettre sur pied des actions efficaces et durables contre ces épidémies. »

Jusqu’ici le Fonds a réuni quelque US $2,08 milliards auprès de gouvernements, d’entreprises, de fondations et de particuliers de pays industrialisés et en développement. Le Fonds complète les programmes nationaux, bilatéraux et multilatéraux existants mais ne s’y substitue pas.

Richard Feachem nommé Directeur exécutif

Les responsables du Fonds ont annoncé la nomination du Professeur Richard Feachem comme Directeur exécutif du Fonds mondial.

Le Dr Feachem, ressortissant britannique, est actuellement Directeur fondateur de l’Institute for Health et Professor of International Health à l’Université de Californie, à San Francisco et Berkeley. Avant d’occuper ce poste, il a été Directeur pour la Santé, la nutrition et la population à la Banque mondiale. De 1989 à 1995, le Dr Feachem a été Doyen de la London School of Hygiene and Tropical Medicine de Londres. Il est docteur en médecine et titulaire d’un doctorat en hygiène de l’environnement.

« Le Professeur Feachem a une très grande expérience du domaine de la santé internationale et a travaillé à la fois avec le secteur privé et le secteur public », a déclaré Rajat Gupta, Directeur général de McKinsey & Company et membre du Conseil du Fonds mondial. « Nous sommes très heureux qu’il ait été choisi pour diriger le Fonds mondial. »

« C’est un grand honneur pour moi que d’avoir la possibilité de travailler pour le Fonds mondial », a déclaré le Dr Feachem. « La pauvreté et les souffrances entraînées par le SIDA, la tuberculose et le paludisme sont sans commune mesure. Le Fonds a pour mission d’opérer des investissements importants dans la lutte contre ces terribles maladies et d’améliorer l’existence de millions de familles de par le monde. Je me réjouis de pouvoir contribuer au succès du Fonds, d’en diriger le Secrétariat et de travailler avec les nombreux partenaires du Fonds et tous ceux qui le soutiennent. Ensemble, nous pouvons apporter un réel changement. »

Le Dr Anders Nordström, Chef de la Division Santé de l’Agence suédoise pour la Coopération internationale (SIDA), a assumé les fonctions de Directeur exécutif par intérim du Fonds mondial.

Le Fonds mondial

Le SIDA, la tuberculose et le paludisme ont des effets dévastateurs au plan mondial, puisqu’ils sont responsables de quelque six millions de décès par an – soit 10 % de la charge mondiale de mortalité. Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme est un partenariat indépendant public-privé qui vise à accroître le financement de la lutte contre les trois maladies et à acheminer les fonds rapidement à des programmes efficaces de prévention et de traitement dans les pays qui en ont le plus besoin. Le Conseil comprend des représentants de toutes les parties qui ont un intérêt à lutter contre ces trois maladies : gouvernements des pays donateurs et bénéficiaires, institutions internationales, ONG, secteur privé et personnes touchées.

Contacts :

Melanie Zipperer au +41 79 477 1722


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